Le personnel et les organisations syndicales sont parfaitement conscients que la disparition du Département n'est pas un simple transfert de leur activité sous la responsabilité d'une autre collectivité. Ils mesurent la dégradation du service aux usagers, l'attaque contre les services publics, la dégradation de leurs conditions de travail.
Dans le même temps, il sont en lutte contre la dégradation de leurs conditions de travail qui a déjà commencé sous les gouvernements précédents. Près de de 600 postes ne sont pas pourvus en Seine-Saint-Denis, des secteurs comme le personnel des collèges, l'ASE, les services sociaux et les PMI sont en grande tension. La lenteur du remplacement des personnels partis en retraite ou dans d'autres collectivités fait aujourd'hui office de variable d'ajustement des dépenses de personnel.
La qualité du service au public se dégrade.
Le mouvement social en cours se situe en opposition à la volonté de Macron de s'attaquer à la fonction publique, de remplacer massivement les fonctionnaires titulaires par des contractuels précaires ou par des services privés. Il y a beaucoup de critiques contre la gestion de l'exécutif actuel mais cela ne masque pas la mobilisation urgente contre la suppression des départements et des services publics.
En effet, c'est l'austérité, une politique qui consiste à prendre aux pauvres et aux couches moyennes pour donner aux plus riches qui est la cause de tous nos problèmes.
Elle a atteint un niveau élevé sous Hollande, Macron l'amplifie, les fonctionnaires départementaux ont raison de mener la lutte sur les deux fronts.
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